11) Samedi 16 Février à Frouzins, Mercredi 19 mars au printemps des poetes et 22 mars 2008 chez moi
10ème PRINTEMPS DES POETES
LA RETHORIQUE
Consigne N°1
L’anaphore : c'est la répétition systématique d’un mot (ou par extension, d'un groupe de mots) à une même place, généralement en tout début de phrase ou de vers. Elle apporte du sens au texte, marque l'insistance, l'obsession, l'exaltation, et crée l'émotion…
Cette répétition d'un même mot, d'un même groupe de mots, joue aussi évidemment sur le son et donc sur le rythme et la musicalité des phrases, du texte.
Consigne :
§ A la manière de Guillaume Apollinaire dans « Poèmes à Lou » écrivez un poème en commencent chaque phrase par « Il y a ».
Exemple :
Il y a des petits ponts épatants
il y a mon cœur qui bat pour toi
il y a une femme triste sur la route
il y a un beau petit cottage dans le jardin
il y a six soldats qui amusent comme des fous
il y a mes yeux qui cherchent ton image
il y a un petit bois charmant sur la colline
et un vieux territorial pisse quand nous passons
il y a un poète qui rêve au ptit loup
il y a un petit loup exquis dans ce grand Paris
il y a une batterie dans une forêt
il y a un berger qui paît ses moutons
il y a ma vie qui t'appartient
il y a mon porte-plume réservoir qui court qui court
il y a un rideau de peupliers délicat délicat
il y a toute ma vie passée qui est bien passée
il y a des rues étroites où nous nous sommes aimés
il y a une petite fille de Sospel qui fouette ses camarades
il y a mon fouet de conducteur dans mon sac à avoine
il y a des wagons belges sur la voie
il y a mon amour
il y a toute la vie
je t'adore.
Consigne N°2
L’épiphore : Il s’agit d’un mot ou d’un groupe de mots que l’on place à la fin de deux, voire plusieurs membres de phrase ou phrases. L’épiphore participe au rythme et à la tournure grammaticale de la phrase en prose et en poésie.
Consigne :
§ A la manière de Guillaume Apollinaire dans « Poèmes à Lou » écrivez un poème en finissant chaque phrase par un mot ou une suite de mots de votre choix.
Exemple :
Mon ptit Lou adoré je voudrais mourir un jour que tu m'aimes
je voudrais être beau pour que tu m'aimes
je voudrais être fort pour que tu m'aimes
je voudrais être jeune pour que tu m'aimes
je voudrais être jeune pour que tu m'aimes
je voudrais que la guerre recommençât que tu m'aimes
je voudrais te prendre pour que tu m'aimes
je voudrais te fesser pour que tu m'aimes
je voudrais te faire mal pour que tu m'aimes
je voudrais que nous soyons seuls dans une chambre d'hôtel à Grasse que tu m'aimes
je voudrais que nous soyons seuls dans un mon petit bureau près de la terrasse couchée sur le lit de fumerie que tu m'aimes
Consigne N°3
La comparaison : A l'aide d'un terme comparatif ou d'une expression (comme.... Semblable... Tel... On aurait dit que... Ainsi que... Aussi que... Pareil à... Avoir l'air de... Paraître...), on rapproche deux objets qui ont un d'élément en commun (selon la sensibilité de l'auteur), ou. Point de comparaison, soit dans leur totalité, soit plus généralement par un élément, un détail.
Par ce procédé, la comparaison introduit une image qu'elle peut poursuivre tout au long du texte au grès de son champ lexical. On parle alors de « comparaison filée » comme on parle de « métaphore filée ».
Consigne :
§ Voici une liste de verbes et une liste d’adjectifs autour de la notion de toucher.
Choisissez dans chacune des deux listes le mot qui vous touche le plus et écrivez un poème sur le thème du printemps. Décrivez, au delà du souvenir qui s’y rattache, la sensation éprouvée en utilisant le plus possible le mot « comme » pour faire les comparaisons.
v Caresser, flatter, effleurer, frôler, chatouiller, titiller, frotter, gratter, tâter, tâtonner, palper, tripoter, pétrir, masser, malaxer, tapoter, pincer.
v Rêche, poli, satiné, soyeux ,rugueux ,velouté, doux dur, glacé, tiède, chaud, lisse, râpeux ,collant, humide, piquant
Consigne N°4
L’image : L’image littéraire est un procédé qui substitue au sens propre du premier terme employé un autre terme, une autre réalité et donc « introduit » un autre sens, une nouvelle image. Elle peut s'enrichir de jeux de sonorité. C'est le contexte dans lequel l'image apparaît qui lui donne toute la force de son expression. Le terme imagé est appelé « phore ». Il évoque, introduit un rapport de ressemblance qui est propre à la sensibilité de l'auteur et qui doit être suffisamment clair pour qu'il puisse être perçu et est ressenti par le lecteur.
Consigne :
§ Portrait chinois : Choisissez l’un de ces quatre incipit et écrivez la suite…
Si j’étais l’eau…
Si j’étais l’air…
Si j’étais le feu…
Si j’étais la terre…
Exemple :
Si j’étais la terre, je te porterais, je te soutiendrais, je te hausserais vers mes sommets, je te bercerais dans mes paysages, je t’abreuverais à mes sources, je t’intriguerais à mes bocages.
Si j’étais la terre, je te reposerais sur moi, tu dormirais à mes prairies, tu marcherais dans mes chemins, tu prendrai racine en moi.
Si j’étais la terre, tu chercherais mes horizons. Et c’est encore moi que tu découvrirais !
(Monique Ladhari – inédit)
Consigne N°5
La métaphore : La métaphore, est la reine des figures de style en rhétorique, la plus élaborée. Il s'agit de « faire passer » le sens d'un mot à un autre sens par une opération personnelle fondée sur la seule impression ou interprétation de l'auteur. Cette interprétation demande à être trouvée sinon revécue par le lecteur pour qu'il adhère à ce nouveau sens, en apprécie la représentation, l'image, en vive l'émotion.
Consigne :
§ A partir de ces trois phrases de Paul Eluard (Poésie ininterrompue), créez des images en utilisant des métaphores. (sous forme de poème)
o Notre cœur est gonflé de graines éclatées…
o La souffrance est comme un ciseau…
o Et les champs claquent des dents…
Consigne N°5 bis
Consigne :
§ A partir de ces quatre phrases, créez des images en utilisant des métaphores. (sous forme de poème)
q Et de grands arbres indiscrets (Arthur Rimbaud – première soirée)
q Mon beau navire, ma mémoire (Guillaume Apollinaire –La chanson du mal aimé)
q Ma femme à la chevelure de bois (André Breton – L’union libre)
q Et les champs claquent des dents… (Paul Eluard -Poésie ininterrompue)
Exemple :
La souffrance est comme un ciseau
Qui tranche dans la chair vivante
Et j’en ai subi l’épouvante
Comme de la flèche à l’oiseau
Du feu du désert à la plante
Comme de la glace sur les eaux.
(Paul Eluard – Poésies ininterrompues)
Consigne N°6
Ecrire un poème humoristique pour la fête des mères.
Guillaume Apollinaire dans « Poèmes à Lou »
Il y a des petits ponts épatants
il y a mon cœur qui bat pour toi
il y a une femme triste sur la route
il y a un beau petit cottage dans le jardin
il y a six soldats qui amusent comme des fous
il y a mes yeux qui cherchent ton image
il y a un petit bois charmant sur la colline
et un vieux territorial pisse quand nous passons
il y a un poète qui rêve au ptit loup
il y a un petit loup exquis dans ce grand Paris
il y a une batterie dans une forêt
il y a un berger qui paît ses moutons
il y a ma vie qui t'appartient
il y a mon porte-plume réservoir qui court qui court
il y a un rideau de peupliers délicat délicat
il y a toute ma vie passée qui est bien passée
il y a des rues étroites où nous nous sommes aimés
il y a une petite fille de Sospel qui fouette ses camarades
il y a mon fouet de conducteur dans mon sac à avoine
il y a des wagons belges sur la voie
il y a mon amour
il y a toute la vie
je t'adore.
Guillaume Apollinaire dans « Poèmes à Lou »
Mon ptit Lou adoré je voudrais mourir un jour que tu m'aimes
je voudrais être beau pour que tu m'aimes
je voudrais être fort pour que tu m'aimes
je voudrais être jeune pour que tu m'aimes
je voudrais être jeune pour que tu m'aimes
je voudrais que la guerre recommençât que tu m'aimes
je voudrais te prendre pour que tu m'aimes
je voudrais te fesser pour que tu m'aimes
je voudrais te faire mal pour que tu m'aimes
je voudrais que nous soyons seuls dans une chambre d'hôtel à Grasse que tu m'aimes
je voudrais que nous soyons seuls dans un mon petit bureau près de la terrasse couchée sur le lit de fumerie que tu m'aimes
Si j’étais la terre, je te porterais, je te soutiendrais, je te hausserais vers mes sommets, je te bercerais dans mes paysages, je t’abreuverais à mes sources, je t’intriguerais à mes bocages.
Si j’étais la terre, je te reposerais sur moi, tu dormirais à mes prairies, tu marcherais dans mes chemins, tu prendrais racine en moi.
Si j’étais la terre, tu chercherais mes horizons. Et c’est encore moi que tu découvrirais !
(Monique Ladhari – inédit)
La souffrance est comme un ciseau
Qui tranche dans la chair vivante
Et j’en ai subi l’épouvante
Comme de la flèche à l’oiseau
Du feu du désert à la plante
Comme de la glace sur les eaux.
(Paul Eluard – Poésies ininterrompues)

Commentaires