Les ateliers d’écriture ont été créés, inventés, par Elisabeth Bing en 1969 dans une école pour enfants caractériels de la Drome. Il fallait rendre aux enfants le plaisir d’écrire, qui parfois avait été brisé d’un trait d’encre rouge dans une marge, un « mal dit » comme un mal pensé, aboutissant le plus souvent à un mal être.
On ne faisait plus de rédaction, on écrivait des textes : récits, poèmes, anecdotes…
Tout cela était extrêmement nouveau à l’époque. Il n’y avait pas de note, pas de jugement.
Le fait de passer à un réel travail d’écriture, s’il était étonnant, surprenant, inédit pour les enfants, était tout à fait inespéré et valorisant.
Un atelier débute généralement par la lecture d’un texte afin de « poser » les gens. Puis viennent ensuite les « consignes ».
Une consigne est une invitation à l’écriture.
Elle peut être un thème, un début de phrase, un objet ou une image et faire parti d’un objectif comme, entre autre, l’imaginaire, l’autobiographie ou le ludique.
Les règles sont simples : pas de jugement, pas d’attention sur les fautes et la possibilité de refuser d’écrire ou de lire son texte.
Un atelier permet de développer sa mémoire. Il apprend à parler de soi et à écouter. Il enrichit le vocabulaire et la culture. Ici, on a le droit de se tromper, on n’est pas jugé.
Il permet enfin de faire des rencontres et d’entamer des discutions nouvelles. Il aide à la cohésion d’un groupe.
Elisabeth Bing a écrit :
- Les relations sont très fortes au travers de l’écriture. C’est un espace d’écoute et de changement.
- Ecrire, c’est aller vers un lieu, trouver ce point en soi, cette source à partir de laquelle tout s’écrit, qui est un point de jouissance.
- Ecrire, créer, c’est d’abord aller chercher toutes sortes de choses au fond de soi.